Déjà soumis à trois réformes structurelles (tarification, gouvernance, statuts), l'hôpital public devrait continuer à évoluer en profondeur au cours du prochain quinquennat. D'abord, Nicolas Sarkozy a l'intention de généraliser la tarification à l'activité (T2A) et de mener à bien, malgré les difficultés, la convergence des tarifications publique et privée (contrairement à son adversaire qui envisageait un audit et une pause).
Secundo : il veut accorder davantage d'autonomie de gestion et de souplesse d'organisation aux établissements (désormais évalués sur leurs résultats).
La gouvernance hospitalière sera réorganisée avec la création d'un conseil de surveillance et d'un directoire distincts, permettant de séparer les fonctions opérationnelles des fonctions de contrôle. Tertio : le dispositif des 35 heures à l'hôpital sera revu avec la possibilité pour les personnels volontaires de « travailler plus pour gagner plus ». Enfin, Nicolas Sarkozy souhaite ouvrir un grand débat sur le rôle de l'hôpital et revoir en conséquence la carte hospitalière. Comment ? « On ne pourra pas conserver en l'état tous les hôpitaux de France » a déclaré le candidat Sarkozy. Il envisage des regroupements mais surtout un recentrage des établissements sur des missions mieux définies (CHU « pôles » de référence, d'enseignement supérieur et de recherche ; centres hospitaliers spécialisés ; petits établissements positionnés sur la prise en charge de proximité, les soins de suite et la permanence des soins, etc). Par ailleurs, une simplification radicale des tâches administratives a été promise à l'hôpital.
C.D.